Saison 1983/84

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Saison 1983/84

Message par Wil Fer le Ven 22 Aoû - 22:12

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Durant la saison 1983/84, le championnat de 1ère division était composé de 80 clubs répartis en 2 groupes de 40 clubs (A & B).
Chaque groupe comportait 5 poules de 8 clubs.
Ces deux compétitions étaient distinctes, aussi, il n’y avait que le groupe A qui qualifiait 22 clubs pour se disputer le titre de Champion de France de 1ère division (les 2 premiers de chaque poule en 8ème de finale (soit 10 clubs), les 3 et 4 qualifiés en barrage (16ème de finale) ainsi que les 2 meilleurs 5ème (soit 12 clubs).

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Le BS était dans la poule 3 en compagnie d’Agen, de Lourdes, de Dax, de Tulle, de Toulouse, du PUC et de La Rochelle soit une géographie plutôt régionale à 75 %.

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La saison précédente, Agen avait été ½ finaliste (perdu contre Nice 18 à 12), Lourdes ¼ finaliste (perdu contre Bayonne 13 à 12), Toulouse éliminé en 1/8ème de finale, Dax & Tulle barragistes (soit éliminés en 1/16ème de finale), La Rochelle, comme le BS, ne s’était pas qualifié et le PUC montait du Groupe B.

De plus, le BS avait rencontré Agen & Tulle la saison passée pour 2 défaites face à Agen (dont un 6 à 9 à Pique) & 2 victoires face à Tulle + une 3ème en finale du Challenge de l’Espérance).

Les entraîneurs de l'équipe était 2 anciens joueurs : Pierre Darrigues pour les avants & Jacques Peyrelongue pour les 3/4.

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Aussi, si cette poule pouvait paraître difficile, nos « forgerons » avaient, par le passé, déjoués des pronostics qui étaient bien plus handicapant.
Pour cela (donc pour se qualifier) il était nécessaire de demeurer invaincu à domicile mais également de faire un très bon début de saison……

Malheureusement, nos petits « noirs » firent exactement le contraire.
En perdant leurs 2 premiers matchs à Piquessary et en ne connaissant la victoire que lors de la 4ème journée au PUC 13 à 18… ils hypothéquèrent très fortement leurs chances de goûter aux phases finales.

Il faut dire que durant l’intersaison 3 hommes forts de l’équipe avaient quittés le club :
2 officiellement en signant chez des voisins : Philippe Madin pour l’US Dacquoise & Pierre Peytavin pour le voisin Bayonnais.
1 moins officiel, JM Yanci, dont l’absence sera préjudiciable au plus au point durant les 4 premières journées. En effet, nous en parlerons quand sera évoqué la saison précédente (1982-83), notre pilier droit international, dit « le cube » avait décidé de mettre un terme à sa carrière suite à la perte de son enfant survenu lors du déplacement du BS à Nice.
Devant rentrer dans l’urgence, il ne fut accompagné par aucun dirigeant du club.
Il faut dire que devant la stupéfaction générale, et dans la précipitation la plus totale, rien ne fut organisé pour son retour de Nice via le Boucau….. Cette absence de réaction, de la part des dirigeants présent à Nice, fut incompréhensive pour qui connaissait les valeurs défendues par notre club.
L’horreur, la souffrance, face à la perte d’un enfant de moins de 3 mois, était plus la cause de l’absence d’encadrement, en ce moment extrêmement douloureux.
D’ailleurs, JM Yanci en voulu beaucoup au BS (et cela peut-être compréhensible). Aussi, il ne termina pas la saison précédente et décida d’arrêter de jouer pour le club.
Par l’intermédiaire de son formidable président, Monsieur Lucien Lassalle, (mais très certainement aussi grâce à l’intermédiaire d’autre personne), le club réussit à rétablir le contact avec Yanci qui a compris que les erreurs n’étaient n’avaient pas pour origine de l’indifférence vis à vis de sa peine, avec sa souffrance.
Non, simplement devant la stupéfaction générale, l’émoi et le bouleversement (que la nouvelle du décès d’un enfant de 3 mois avait suscité) les dirigeants présents à Nice s’étaient sentis désorientés et n’avaient pas pu avoir, sur l’instant, de réaction.

Ainsi, la perte de ces 3 éléments sembla déstabiliser notre équipe qui perdait là 3 joueurs important dans l’engagement physique et le combat (pour Yanci et Mandin) mais également la créativité et la percussion (pour Peytavin).
De plus, dans un anonymat étonnant, Franck Ado (qui avait formé la 2ème ligne avec Condom, lors de la finale du Challenge de l’Espérance) était partie à Tulle.

Aussi, pour la première rencontre à Pique c’est sous une véritable fournaise de septembre (ha l’été indien de la Côte Basque ….) que le BS accueillait Dax.

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Ce match fut joué devant une très forte affluence (dont une grosse colonie dacquoise) et certains craignaient que la venue de Mandin, avec son nouveau club, ne soit le prétexte à des débordements sur la « pelouse » de Pique.
Il faut dire que son départ ne se passa pas au mieux entre les deux clubs mais surtout entre le BS et Mandin puisque ce deuxième devait au 1er son poste à l’EDF…..
Pour ma part, je n’aimais pas trop l’U.S.Dax .
Très hautin, les Dacquois faisaient souvent un complexe de supériorité vis-à-vis des équipes, dites, plus faibles, dont à leur yeux le BS faisait partie…..De plus il n’était pas rare de voir défiler dans les vestiaires des arbitres, avant les rencontres, certains de leurs nombreux anciens internationaux pour des politesse pas toujours très innocentes….
Bref, ce ne fut pas, pour moi, un très bon après-midi, car outre un match où nos joueurs se mirent tous seul en difficulté suite à de mauvais choix, je me pris la tête avec un groupe de supporters adverses qui ne respectaient pas Pique en laissant traîner leurs bouteilles de bière par terre.
Et oui, que voulez vous, parfois quand on est jeune…….On est con et pour ma part je me faisais un devoir de faire respecter ce stade si important à mes yeux….
Ainsi, de critiques en réprimandes, d’impolitesses en grossièreté, le ton de la discussion monta très vite et il fallut l’intervention de quelques supporters pour que je comprenne que « ce n’était pas la peine de perdre sa salive avec ces imbéciles quand il valait mieux l’utiliser pour encourager nos joueurs » (ce qui je fis avec beaucoup de zèle …. Pour le bien être des oreilles de « mes amis de Dax » !!!!).

Malheureusement, sur le terrain, la chaleur anesthésia les noirs (notamment le pack) ce qui permis à Lescarboura, Sallefranque (artilleurs de haut vol), Bégu et compagnie de sortirent vainqueurs de Pique. Un essai sur une désorganisation en touche pendant que Lesca se fait soigner et Dax ouvre la marque. Ajoutez à cela un 100% au pied de Lescarboura et c’est un 10 à 0 qui est sifflé, à la mi-temps, dans une certaine stupéfaction.
Mais très vite, Larrieste, tel un diable surgit de sa boite, ramène le BS à 10 à 6…. Pique respire !!!! Hélas une mauvaise relance (ou un défaut d’appréciation) offre là Lescarboura un essai cadeau pour un 16 à 6 puis un 16 à 9 final.
Cette rencontre marqua l’assistance par l’absence flagrant d’engagement physique de la part des joueurs du BS. Etais-ce la présence de Mandin dans le Pack Dacquois (qui se fit longuement conspuer par le public Boucalais pour lui rappeler sa « trahison ») ??? Etais-ce la chaleur suffocante qui ne permettait pas aux joueurs de faire des actions de plus de 20 mètres sans être étouffés ???? Toujours est-il que si c’était mal parti, le plus grave était qu’on ne reconnaissait pas nos joueurs !!!!!

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Wil Fer

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Re: Saison 1983/84

Message par Wil Fer le Ven 22 Aoû - 22:50

Pour le deuxième match, à Lourdes, le BS ne fut pas au mieux.
5 essais dans la musette (dont 4 dans les 25 premières minutes), 4 ballons perdus en mêlée sur introduction de JM Labat, un 18 à 3 à la mi-temps, pour une défaite logique à Lourdes 27 à 12.
Seul Barragué (guerrier infatigable), Labat, Lesca & Larrieste surnagèrent dans ce naufrage.
Le BS était dernier, 2 matchs, 2 points et (-22) au GA en compagnie du PUC (qui paraissait être à sa place) et d’Agen (qui à la grande surprise générale n’avait pas gagné ses 2 premières rencontres).

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Aussi, comme tous les supporters du BS, j’attendais avec impatience le 2ème match à Pique pour connaître la 1ère victoire de la saison.
Là aussi, la déception fut à la hauteur de l’attente et de l’espoir.

Dans un match où les noirs ne sont jamais dans le coup, les Tullistes viennent gagner 6 à 14 (0 essais à 3) avec 1 essai en contre (donné par nos joueurs sur une mauvaise passe à 20 mètres de notre en-but) et 2 essais (le premier sur une phase de jeu de 80mètres, le deuxième sur une attaque de 100 mètres) où la léthargie défensive des Boucalais aide, particulièrement, les visiteurs.

Il faut dire que les Tullistes n’en espéraient pas tant, eux qui avaient été surclassé 3 fois, par le BS, l’année dernière dont un 28 à 6 en finale du Challenge de l’Espérance.
Sur ce match, chose suffisamment rare pour être signaler, le pack noir, avait connu quelques retards à l’allumage. Cette production en demi-teinte, n’avait pas offert suffisamment de bons ballon pour notre ligne de ¾ (qui avait oublié que jouer chaque balle nécessitait de faire un trie entre les exploitables et les autres...).

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Mais ce qui préoccupait les puristes c’était ce manque flagrant d’engagement, de combat sur le terrain des noirs.

Voir le BS sans combattre, ne correspondait pas à la réputation sulfureuse qui lui collait encore à la peau (parfois à tort). Mais surtout cela ne ressemblait pas à ce qu’étaient nos joueurs : des combattants fiers, à la solidarité et à la volonté (de renverser les montagne (surtout à Pique)) sans faille.
Hélas, de manière incompréhensible, l’engagement semblait être absent en ce début de saison…… A moins que le départ de Mandin et l’arrêt de Yanci n’explique en partie cela…..
Or, en rugby si la devise des Anglais est « sans mêlée pas de victoire » au BS « sans engagement…. Point de salut ».

Bref, c’est avec 3 défaites en 3 matchs (avant dernier de la poule (7ème sur huit) avec un GA de moins 30) que nos Boucalais partaient à Paris (contre le PUC) pour récupérer les points perdus à domicile et espérer laisser la dernière place au adversaire du jour.….

Ce match, je l’écouta à Pique (ou il était donné en direct au stade durant une rencontre de la Nationale B).
Très vite le BS prend le match par le bon bout : 9 à 0 (dont 1 essai) à la 19 minutes. Mieux, il ne lâche plus sa prise.
80 minutes plus tard, un 18 à 13 récompense la solidarité et la solidité retrouvées des noirs.
Betbeder (auteur des 2 essais Boucalais), Pouyau (12 points) et une première ligne royale ramènent 3 points de la capitale où le BS ne tremble que 2 minutes quand de 18 à 7 le PUC est revenu à 18 à 13, après un essai à la 78ème minutes….

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La bonne nouvelle, suivie sur les hauts parleurs de Pique, fut saluée par une foule qui attendait, pieusement, le résultat de la rencontre.
Pour ma part, quelle plaisir de descendre la côte du Pitarré, le cœur léger, rempli d’une joie toute simple apportée par une victoire méritante et méritée (surtout à l’extérieur ce qui n’était pas très courant chez nos joueurs….).
Suite à cette rencontre, le BS recollait au peloton des « mal classés » en étant 6ème ex aequo avec Lourdes et à 1 point d’Agen.

Mais il fallait capitaliser ce résultat pas une victoire à Pique lors du prochain match.
Ce qui s’avérer ne pas être une mince affaire, puisque l’adversaire ce nommé : le Stade Toulousain.
Pour ce match capital (imaginé une 3ème défaite de suite à domicile ????) les noirs récupéraient JM Yanci après 7 mois d’absence (nous avons plus haut expliqué pourquoi) et avec lui toutes les valeurs nécessaires du combat pour défier une équipe dont la valeur n’était plus à prouver.
Toujours est-il que ce fut avec une certaine émotion que le « peuple Boucalais » retrouvait, à Pique, sont capitaine légendaire pour affronter l’une des meilleures équipes du Championnat Français.

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Lors de cette rencontre, le Stade Toulousain ne fut jamais en mesure de mettre son jeu en place.
Contrer, bousculer, mis sous pression par des avants souverains, il laissa, logiquement, les 3 points de la victoire à un ensemble Boucalais qui avait retrouvé ses vertus de combattants (et JM Yanci) !!!!
Le score final : 9 à 6 (9 points de Pouyau), fut juste mais suffisant pour s’installer à la 6ème place à 1 point d’Agen et 2 points de Tulle…. Fermez le banc !!!!

Pour l’anecdote, le Président, Monsieur Lucien Lassalle, me raconta que de la sortie du vestiaire à l’Estanquet, Pierre Villepreux, apostropha l’arbitre, fiche à la mains, pour lui demander des comptes « à la 3ème vous avez sifflé contre mon équipe ça pourquoi ?.... à la 15ème vous avez oublié de siffler ça pour mon équipe pourquoi ? »…..Arrivé à hauteur de l’arrière de la tribune, Monsieur Lassalle se retourna vers Villepreux et lui demanda poliment : « J’espères que de l’autre côté de ta fiche tu as les mêmes questions mais en faveur de mon équipe !!! ».
Villepreux, s’arrêta net, rangea sa fiche et les accompagna à la réception en restant silencieux !!!!!!

2 victoires de suites…. La saison était enfin lancée…. Il restait simplement à ne pas se prendre les pieds dans le tapis pour la réception de La Rochelle avant un dernier match aller à Agen.
En effet, avec une 3ème victoire en 7 matchs, le bilan ; à mi-saison ; était moins catastrophique que ne pouvaient le laisser croire un début de saison chaotique !!!!
Avec un (-2) au classement britannique nos Boucalais pouvaient espérer une deuxième partie de saison pleine d’espoir à condition de rester maître sur le plateau de Piquessary et d’aller glaner 1 ou 2 victoires à l’extérieur (pourquoi pas à Tulle et/ou La Rochelle)……

Mais pour cela, il fallait recevoir des Rochelais qui avait créé l’exploit de la première journée de cette poule 3 en allant gagner à Agen : 12 à 21.
Sous un déluge et des bourrasques de vent, le BS, emmené par un Barragué des grands jours, broya des Rochelais (privé de leur stratège : JP ELissalde) dans le combat imposé par un pack souverain (où Yanci et Condom « ne laissèrent pas leur part aux chiens »). La charnière (Labat - Pouyau) se mis au niveau du « monstre » à 16 pattes (les huit avants) pour diriger le match de mains de maître.
Les « pyromanes » Pouyau, Lesca, Larrieste et le jeune Sallaber (oui, oui, celui qui joua à l’AB et au LOU) se chargèrent d’allumer quelques mèches qui récompensèrent une victoire avec 5 essais à la clés (2 de Lesca, 1 de Labat, 1 de Yanci & 1 de Larrieste pour 1 transformation & 1 pénalité de Pouyau).
Le premier essai, à la 15ème minute, vient après que le pack du BS chipe un 2ème ballon à la mêlée Rochelaise, Labat tape à suivre pour Sallaber qui retrouve ensuite son demi de mêlée après avoir crocheté son vis-à-vis.
La mi-temps est sifflée sur un score flatteur pour les visiteur de 7 à 0 tant les Boucalais ont la mainmise sur le match.
A la 47ème minute, Uthurry réduit le score 7 à 3 mais 9 minutes plus tard, suite à un enchaînement des avants, Lesca déborde sur 40 mètres, efface 2 adversaires, pour aller à dame dans son style caractéristique fait de puissance et de vitesse (54ème).
Il ne faut que 8 minutes, pour que le même Lesca se retrouve à la réception d’un coup de pied à suivre du centre Fanen, qui fait suite à un nouvel enchaînement des avants (15 à 3 à la 62ème minute).
Le BS est déchaîné et Yanci, sur une touche utilise sa force, sa puissance et sa détermination pour porter le score à 19 à 3 (68ème)).
Enfin, à la 80ème minute, les noirs partent de leur 22 mètres. Ils relancent part l’intermédiaire de Pouyau qui trouve Sallaber au relais (pour une course de 40 mètres), le ballon passe par Barragué, Condom, l’équipe dans on ensemble participe à cette exceptionnelle action que Larrieste conclu dans l’en-but. Transformation de Pouyau : 25 à 3 score final.

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En ce dimanche nos joueurs furent conquérants, dynamiques, inspirés, bref une formidable prestation qui contrastait avec un début de saison manqué qui laissait bien des regrets….
D’ailleurs, le journaliste du « Sud-Ouest » ne s’y trompa pas, en déclarant que ce fut un « Boucau Stade du tonnerre de Dieu ». Rajoutant c’était « Du beau, du bon… »… Il aurait pu compléter « du sans bavure » !!!!!

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Le dernier match, aller, à Agen, doucha l’embellie entrevue car le BS y décrocha la plus lourdes défaite de la saison : un 37 à 0…. Là aussi du net et du sans bavure…. Mais dans le mauvais sens!!!!!!
5 essais encaissés (dont 4 dans le dernier quart d’heure), un 9 à 0 à la mi-temps qui fut porté à un 15 à 0 à la 65ème minutes puis…….. On connaît la suite.
Pourtant le combat entre les 2 packs fut sans concession, mais comme l’écrivit le journaliste … « ce n’est pas avec des Yanci qu’on mettra Agen en bouteille ». De plus, côté Boucalais, il fut reproché, aux adversaires du jour, d’utiliser des moyens pas très catholiques pour se faire respecter …. Bref, ce fut un match d’homme.

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Le BS finissait la première partie de la saison à la 6ème place à 2 points de Toulouse et Tulle (4ème ex aequo).
On ne peu que regretter le match perdu contre Tulle à Pique qui nous aurait permis de nous installer à la 4ème place ….Et que dire si la réception de Dax s’était terminée positivement…… On aurait alors pu briguer une 1ère place qui certes n’aurait pas correspondu à la réalité de ces 7 premiers matchs, mais qui aurait eu le mérite d’installer une dynamique positive et un nouveau statut pour le club…. (Eternels regret quand tu nous tient).

Classement intermédiaire (à mi-championnat) :
1 Dax 18 points
2 Agen et La Rochelle 16 points
4 Toulouse & Tulle 14 points
6 Le Boucau Stade 13 points
7 Lourdes 12 points
8 PUC 7 points


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Wil Fer

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Re: Saison 1983/84

Message par Wil Fer le Ven 22 Aoû - 23:13

Pour les matchs retour, si le BS voulait se qualifier, il fallait, impérativement, 1 ou 2 victoires à l’extérieur, car le résultat positif au PUC était annihilé par toutes les défaites concédaient par le club étudiant sur sa pelouse….
C’est avec cet état d’esprit que nos Boucalais se déplaçaient à Dax où la victoire ne fut jamais aussi proche (ou aussi loin (cela dépend du regard que l’on porte sur la rencontre)).
22 à 15, les noirs furent vaillants, combattifs…… Dax utilisant toujours les même recette, le pied de Lescarboura, les relances de Bégu et de Sallefranque, la combativité d’un 5 de devant et la mobilité de sa 3ème ligne…….

« Petite » parenthèse : Il est à noter que Philippe Mandin, lorsqu’il jouait au BS était catalogué parmi les joueur rude et rugueux (parfois même au-delà des limites….).
La preuve fut les sanctions qui avaient frappées le club, la saison passée (lui coûtant une qualification en 16ème mérité) et qui, pour la plupart, concernait ce joueur.
Or, ayant changé de club, à l’intersaison (puisque nous l’avons dit, il signa à Dax) le dit Philippe bénéficia d’une virginité aussi soudaine que bien venue (pour lui).
Fini le « mauvais garçon » des pelouses dominicales ; De « bad boy » il s’était transformé (comme par magie) en un joueur à l’engagement tout à fait acceptable.
Même, quelques années plus tard, quand il quitta le terrain pour faire le coup de poing (dans les tribunes à Dax) avec un supporter ayant joué du sifflet lors d’une rencontre opposant Dax & Nîmes, il n’y eu pas grand monde pour s’émouvoir de son comportement.
Je n’ose imaginé s’il avait fait, exactement, la même chose en portant le maillot noir…… qui plus est contre Dax !!!!!!
Ne voyez pas dans mes propos une critique de Philippe Mandin, qui était un combattant pour qui j’avais le plus grand respect et la plus grande admiration. Je n’oublierai jamais, lors de la saison 82/83 comment, SEUL, il avait tenu en respect le pack d’Oloron sur une mêlée relevé (victoire du BS 15 à 7).
De plus, ce fut avec beaucoup de plaisir que je l’ai vu participer au Centenaire du club, en août 2007.
Mais ce qui me marqua, dans cette affaire, ce fut la manière dont un même comportement était traité qu’il doit fait à Dax (dans un soit disant grand club) et au BS (considéré comme plus petit)…. Ne ditons pas « selon que vous soyer puissant ou misérable… !!! ».

N’ayant pas réussit à décrocher une nouvelle victoire à l’extérieur, le BS voyait les résultats de ses matchs à domicile avoir une certaine importance et avec elle emmener sont lot de pression….
En effet, une défaite et le Boucau Stade décrochaient totalement…. Une victoire et l’espoir renaissait… Jusqu’à la prochaine rencontre.

C’est dans cet état d’esprit que les noirs recevaient Lourdes (6ème à 1 point) pour l’un des matchs qui restera dans les anales de l’histoire du BS pour l’émotion qu’il procura à chaque spectateur.
Lourdes c’était un stratège : Berbizier, demi de mêlée ; C’était un buteur/arrière/relanceur : Caussade ; c’était aussi une première ligne avec 2 piliers internationaux (Garuet & Cremachi) encadrant un redoutable talonneur (Donzelli) qui ne laissait pas sa part au chien quand il s’agissait de combat.
Concernant ces piliers, beaucoup au Boucau ne comprenait pas la sûr côte dont bénéficier Garuet et Cremachi….pour eux (et pour moi aussi) ils ne valaient pas nos 2 figures de prou : Yanci et Gaye.
Aussi, le combat s’avérait alléchant….. D’autant plus que Caussade, qui devait être suspendu pour cette rencontre, était bien présent sur le terrain. La réclamation posée, le match pouvait commencer.

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Très vite le BS prend les commandes : 1 essai dès la 3ème minute (par Novion) pour un 4 à 0.
Lourdes réduit la marque par Caussade 2 minutes après pour un 4 à 3 (5ème minute).
Pouyau (en état de grâce ce dimanche) lui rend l’appareil : 7 à 3 (9ème) mais Caussade ne lâche rien, drop à la 11ème (7 à 6).
Le BS hausse son niveau de jeu et de la 18ème à la 30ème minutes marque 12 points (3 pénalités et 1 drop de Pouyau (de 50 mètres)) pour mener 19 à 6 avant l’ultime réplique de Berbizier, drop à la 31ème, pour un 19 à 9 au citron.
Le match est âpre, disputé ; Chaque faute sifflée par l’excellent Mr Connes (du Limousin) est sanctionnée par des points au tableau d’affichage. La nombreuse assistance (près de 3 000 personnes avec les abonnées) sent que même avec 12 points d’avance rien n’est définitif.

Le match reprend et c’est Lourdes qui démarre pieds au planché avec un essai transformé et 1 drop en 5 minutes (19 à dix huit).
Le match devient irrespirable, chaque équipe se rendant coup pour coup.
Gaye laisse sa place à Errecart (48ème minutes) et le BS reprend un peu d’avance par une pénalité de Pouyau (22 à 18 à la 63ème).
Sur le terrain, le combat redouble et c’était au tour de Garuet de laisser sa place (les mauvaises langue diront que Yanci l’ayant passé à la moulinette il n’en pouvait plus !!!!).
Lourdes est touché…. Mais pas coulé car, à la stupéfaction générale, il marque un essai transformé à 10 minutes de la fin pour mener au score pour la première fois depuis le début de la rencontre (70ème : 22 à 24).
Mais les noirs ont de la ressource et de la fierté : une pénalité de Pouyau et ils repassent devant 25 à 24 à la 71ème minutes….. Dans le stade la pression est à son comble, on sent que tout peut basculer d’un côté comme de l’autre.
Surtout qu’à la 80ème minutes Caussade ne rate pas l’occasion de repasser devant (pénalité de 20 mètres) pour un 25 à 27 que l’on pense être définitif…..
Que nenni, dans un dernier sursaut d’orgueil, les noirs obtiennent, sur le coup d’envoi, une pénalité.
Dans un silence de cathédrale et des 40 mètres, Pouyau fait mouche : 28 à 27, Pique exulte, les noirs ont gagné, c’était fini…..
Hé bien non, dans un scénario à la Hitchcock, Lourdes obtient une ultime pénalité. C’est la stupéfaction dans le stade, certains supporters pensant que c’est terminer commencent à quitter le stade ; D’autres se remémorent le 16ème de finale joué contre Aurillac (13 à 15), 2 ans au paravent, et perdu dans les dernières minutes après un chassé croisé haletant.
Piquessary retient son souffle.
C’est dans une ambiance indescriptible que le match va enfin donner le nom du vainqueur.
Certains prient debout, d’autres ne veulent pas voir ce qui se passe (et soit tournent le dos aux poteaux, soit se cachent les yeux avec leurs mains), enfin un grand nombre hurlent afin d’essayer de perturber le botteur.
Caussade s’élance et botte (des 50 mètres) dans le ballon qui prend la direction des poteaux….. Un silence de mort accompagne sa course, les secondes deviennent des heures, et ce moment se fige dans l’éternité….. Le ballon lui…. Finit sa course sur l’extérieur d’un de poteau et est dévié de sa trajectoire parfaite……. 28 à 27, le score ne bouge plus, l’arbitre siffle la fin du match ; Les Boucalais se congratulent, ils peuvent enfin respirer….Ce n’est pas aujourd’hui que Pique allait connaître sa 3ème défaite de la saison. Mais que ce fut dur nerveusement et psychologiquement.

Pour une fois, joueur et supporter communièrent dans la souffrance, ressentant tous ensemble le stresse d’une défaite qui aurait été illogique au vu du match.

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Le BS dépassait son adversaire du jour et s’offrait une 6ème place prometteuse à 2 points de Toulouse et de Tulle (le prochain adversaire) et à 3 point du 3ème La Rochelle.

Cette victoire redonna des couleurs au club…… Ce fut donc avec plein d’ambition que nos joueurs se déplacèrent à Tulle pour récupérer les points perdus du match aller et essayer de faire aussi bien que l’année précédente (victoire 3 à 27).
Cette rencontre avait son importance car s’ils entraient victorieux de ce déplacement, les noirs pouvaient s’installer à la 5ème place (synonyme de possible qualification).
Hélas, dès la 2ème minute, les noirs encaissent un essai suite à une touche mal négociée. C’est la douche froide.
Malheureusement, Didier Pouyau n’est pas en réussite. 2 échecs dans le 1er ¼ d’heure (de 35 & 45 mètres) ne permettent pas aux Boucalais de recoller au score. Mi-temps 6 à 0 en faveur de Tulle, rien n’était joué.
Pourtant, suite à une période de domination, Pouyau redonne l’espoir à la 54ème minute (sur pénalité) pour un 6 à 3 prometteur….. Malheureusement, à 6 minutes de la fin, l’ouvreur Tulliste, Malmartel, profite d’une erreur de défense de 2 de nos joueurs pour porter l’estocade et le coup de grâce, en marquant un 2ème essai qu’il transforme (12 à 3 à la 74ème).

Les meilleurs au Boucau, Barragué (comme souvent), Yanci et Labat.
Le BS retombe à la 7ème place et laisse Tulle s’envoler vers une 3ème place inespérée pour eux.

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Lors de la 4ème journée retour, le PUC (bon dernier, aucune victoire et avec 8 points de retard sur le BS) se déplaçait à Pique sans l’espoir de décrocher quelque chose si ce n’est de ne pas recevoir une déculotter.

Contrairement, au match à Tulle, les noirs entament le match parfaitement : en 4 minutes 1 pénalité de Pouyau et sur le renvoi 1 essai de Fanen (7 à 0)…. Pique gronde de plaisir…. La déroute promise est en marche.
Malheureusement, comme souvent, durant cette saison, les noirs confondent vitesse et précipitation. Ils écartent chaque ballon, fatiguant leur pack et ne profitant pas de cette force de frappe pour d’abord user l’adversaire, le faire reculer et enfin profiter des brèches pour utiliser des ¾ aux jambes de feux !!!!!
Bref, encore une fois on prend le match à l’envers.
Résultat, 7 à 9, juste avant la mi-temps en faveur du PUC (qui profitait de position de HJ non siffler pour contrer les noirs et utiliser les miettes récupérer pour faire fructifier leur tactique).
Les nombreux supporters qui avait bravés les intempéries n’en croyaient pas leur yeux….l’inquiétude gagnait les travées de Piquessary.
Heureusement, juste avant la mi-temps, Pouyau portent le score à un 10 à 9…… flatteur pour les étudiants parisiens…….
Dès l’entame de la 2ème mi-temps, les noirs remettent de l’ordre dans leur jeu et font parler la force de leur pack. Sur une pénalité, Yanci est envoyé en fer de lance et Barragué marque sur le regroupement qui s’en est suivi 16 à 9.
Puis Pouyau convertit une nouvelle pénalité qui récompense une nouvelle poussée du pack 19 à 9…. Pique respire.
Enfin, le dernier essai de Larrieste (non transformé) donne au score une proportion plus juste de l’écart qui sépare les 2 équipes, Score final : 23 à 9.

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Malheureusement, cette prestation ne fut pas faite pour rassurer les supporters du BS….. Surtout que 2 déplacements pointaient leur nez consécutivement : à Toulouse et à La Rochelle. Un Toulouse en net regain de forme et un Stade Rochelais en perte de vitesse. Aussi s’il y avait un coup à faire c’était bien chez les maritimes.

A Toulouse, le BS encaissa 6 essais (mi temps 18 à 3) pour un score final sans appel de 34 à 10. Il était évident que les Toulousains voulaient effacer la défaite du match aller (qui actuellement leur coûtaient la 1ère place). Comme il était évident qu’il y avait une trop grande classe d’écart entre les 2 équipes.
Côté Boucalais, Gaye, Yanci, Condom, Michel Lassalle (auteur d’1 essai), Labat et Pouyau (6 points (2 pénalités)) ressortirent d’un débat qualifié « d’assez inégal » par la presse.
Le BS était toujours 7ème à 1 point de La Rochelle (qui n’en finissait plus de perdre) et à 3 points de Lourdes 5ème.

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Classement à 2 journées de la fin :
1 Agen 28 points
2 Toulouse, Dax & Tulle 27 points
5 Lourdes 25 points
6 La Rochelle 23 points
7 le Boucau Stade 22 points
8 PUC 12 points (12 matchs et 12 défaites).

Pour la qualification les choses étaient claires :
les 4 premières places étaient inaccessibles (27 + 2 = 29 et le BS avec 6 points de + n’avait que vingt-huit points). Il n’y avait que la 5ème place qu’il était possible d’accrocher (à condition que Lourdes ne gagne pas 1 des ses 2 derniers matchs car avec 2 défaites il aurait eu 27 points et avec 1 défaite & 1 victoire 29….)…. Chose dont la presse ne croyait plus (voir article « Boucau à La Rochelle, Pour le jeu » : « …Plus que 2 tours….Pour le Boucau la route s’arrêtera là puisque aujourd’hui plus personne n’en doute »)

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Dernière édition par supermerlu le Ven 22 Aoû - 23:27, édité 1 fois
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Wil Fer

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Re: Saison 1983/84

Message par Wil Fer le Ven 22 Aoû - 23:24

Concernant le match de La Rochelle, j’ai hésité à en parler.
Non que je veuille faire de la rétention d’information ou que je n’ai pas la « doc. » nécessaire.
Mais simplement en tant qu’arbitre, il n’est jamais facile de critiquer un collègue (d’autant plus que je l’ai côtoyé en Ile de France (puisqu’il y était délégué/superviseur) et que c’est un personnage jovial, affable qui ne correspond en rien à la représentation que l’on se fait de l’arbitre vraiment con) !!!
Or sur ce match, le BS se senti volé, floué et il avait (certainement) raison…..
Les articles sont là pour l’attester….. Les noirs auraient dû revenir avec les 3 points de la victoire si « le référé » n’avait pas été frileux dans ses décisions…. (Les plus durs diront malhonnête).
En effet, sur cette rencontre, le pack du Boucau fut souverain.
Emmené par une paire de piliers exceptionnels (Yanci et Gaye) il ne cessa d’avancer durant l’ensemble du match.
Or, chaque fois que La Rochelle était sous pression, près à craquer, ils n’eurent comme seule réponse que de se mettre à la faute pour être sanctionnés au minimum (pénalités qui ne furent pas converties en points au tableau d’affichage).

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Ainsi, sur 2 mêlées à 5 mètres (à la 53ème et à la 59ème) La Rochelle perdait pied. Il fallait 2 fautes grossières pour éviter l’irréparable…… Un essai dit « collectif ».
Hélas, les seules sanctions furent, à chaque fois, une pénalité que Didier Pouyau (malheureux ce dimanche sur ses tentatives) manqua. Ce qui conforta les Rochelais dans leur tactique de démolition et d’anti-jeu.
Les journalistes ne s’y trompèrent pas quand ils écrivirent « par 2 fois l’anti-jeu aura payé »… « Mal récompensé »… « Ce sont les Rochelais qui l’ont emporté suscitant …l’amertume de la colonie visiteuse ».
Or, l’essai de pénalité tant espéré (et si logique) ne fut jamais sifflet !!!!!
En effet, à ce moment du match La Rochelle menait 6 à 0 et au lieu de revenir à 6 -6, le BS ne décolla pas au score !!!!!
Pire, à la 75ème minute, sur une de leur rare incursions dans le camp Boucalais, Uthurry, intercepta une passe approximative pour aller derrière la ligne…. 12 à 0. Non seulement ce n’était pas cher payé, mais c’était également injuste (certains (à juste raison) diront que c’était du « vol ») !!!!!
L’essai de Fanen, dans les arrêt de jeu, n’y changea rien 12 à 4…..fermez le banc !!!!

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Pour ma part, j’écoutai le match à la radio et j’éprouvai une énorme déception quand Joseph Champagne termina ses commentaires. C’était un sentiment d’injustice, d’amertume qui résumé une saison que l’on n’avait absolument pas maîtrisé. Ce match en était le parfait résumé…. Si près…… Si loin.

A l’issu de cette journée le BS était 7ème (avant dernier) et quelques soit le résultat de la réception d’Agen, il devait rester 7ème.

Classement au soir de la 13ème journée :
1 Agen 31 points
2 Dax 30 points
3 Toulouse, Lourdes & Tulle 28 points
6 La Rochelle 26 points
7 Boucau Stade 23 points
8 PUC 13 points et autant de défaites.

C’est sûr qu’avec une victoire devant Tulle (à Pique) et une autre à La Rochelle (vu le déroulement du match cela n’aurait pas été illogique) le classement aurait été différent avant d’aborder une dernière journée au fort suspens (1 Agen 31, 2 Dax 30, 3 Toulouse & Lourdes 28, 5 BS 27, 6 Tulle 26, 7 La Rochelle 24 & PUC 13).
Et que dire si on rajoutait une victoire sur Dax lors de la 1ère journée (1 Agen 31, 2 BS 29, 3 Dax, Toulouse & Lourdes 28, 6 Tulle 26, 7 La Rochelle 24 & PUC 13).
Ainsi va la vie qui veut qu’on range les drapeaux, maillots, écharpes dans de la naphtaline au lieu de les agiter fièrement autour d’un terrain, un beau dimanche de printemps……

Aussi, avant d’en finir avec une saison pleine de déception, les noirs recevaient Agen avec la volonté de bien recevoir leur hôte du jour en les respectant et en n’oubliant pas la réception du match aller qui fut assez houleuse au niveau des avants….Il n’était là que question de fierté et d’honneur.
De plus, ne ditons pas « on termine une saison comme on va commencer la prochaine ? ». Pour ce faire, une victoire des plus probante était la meilleur des façons pour aborder un prochain exercice en groupe A (en ce temps il n’y avait que les derniers de la poule qui descendaient).

Agen se présentait à Piquessary en étant déjà qualifié pour les 8ème de finale (récompense pour les 2 premiers). Dubroca était laissé au repos (à cause de son comportement du match aller diront les mauvaises langues) mais ces circonstances ne devait pas empêcher nos « Forgerons » de vouloir se réconcilier avec leur public en se faisant pardonner un parcourt (et un début saison surtout) qui ne correspondait pas à leur véritable valeur.

Pourtant le match commence comme souvent (depuis le mois de septembre 83) par des errements défensifs de nos chers Boucalais.
Heureusement un en-avant agenais est là pour éviter le pire !!!!
Ce n’est que partie remise puisque Viviès, d’une pénalité, ouvre la marque à la 2ème minute : 0 à 3
Suite à ce coup de semonce, le pack noir commence son travail de sape, la mêlée prend le dessus sur sa rivale et Michel Lassalle (bien relayé par Condom) survole la touche.
Didier Lissart est le digne successeur de « Poupouce » Aizpurau en étant toujours aussi accrocheur et Didier Pouyau, au jeu au pied retrouvé, convertit les premières fautes Agenaise : 9 à 3 (à la 18ème minute).
Hélas, la 2ème faute d’inattention de la défense Boucalaise va se payer cash. Suite à un départ du demi de mêlée adverse, au raz du paquet, et d’un relais de Delbreil, Agen marque un essai (9 à 9 à la 22ème minute). Tout est à refaire.
Le public apprécie le spectacle et se demande si le scénario de Lourdes ne va pas se renouveler.
Mais très vite, Didier Lissart convertit une nouvelle poussée de ses avants en terminant derrière la ligne Agenaise suite à un ballon relâché par le demi d’ouverture adverse Delage : 15 à 9 avec la transformation de Pouyau…. C’est de bon augure à la 33ème minute. D’ailleurs c’est le score à la mi-temps.
Le deuxième acte voit le pack noir dominer toujours autant son rivale.
Question de suprématie et histoire de montrer que ce n’est pas à coups de pompes que le combat des avants doit se gagner (comme au match aller).
Plusieurs fois, le pack agenais est emporté dans son propre en-but… Mais à chaque fois, un coup de sifflet salvateur ou le fierté Agenaise empêche l’irréparable.
L’essai tant attendu et si souvent proche, qui concrétiserai la suprématie des avants du Boucau n’arrive pas…..
Seul Pouyau, par une pénalité à la 78ème minute conclu un match d’une belle facture qui laisse beaucoup de regrets aux nombreux supporters présent.

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Classement Final : 1 Agen 32 points (qualifié directement en 8ème de finale)
2 Dax 31 points (qualifié directement en 8ème de finale)
3 Toulouse, Lourdes & Tulle 31 points (qualifié en 16ème de finale (barrages))
6 La Rochelle 27 points
7 Boucau Stade 26 points
8 PUC 13 points et autant de défaites.

Agen ira jusqu’à la Finale (perdu au tirs au but contre Béziers).
Dax sera éliminé en ¼ de finale par Nice 21 à 13.
Toulouse et Tulle passeront les barrages et seront éliminés en 1/8ème de finale.
Lourdes chutant en 1/16ème de finale.

Voilà on ne saura jamais ce qu’il serait advenu avec la présence de Yanci dès le début de la saison.
On peut simplement noter que sans lui, l’équipe ne remporta que 6 pts en 4 matchs soit une moyenne de 1.50 pts/rencontre. A ce rythme, le BS aurait, peut-être, eu 21pts.
Par contre, dès que Yanci a repris sa place dans l’équipe la moyenne de point par match s’éleva à 2pts soit 20 points en 10 matchs (pour un total qui aurait pu être de 28 points sur un ensemble de 14 rencontres).

Insuffisant pour rentrer dans les 5 premiers me direz-vous!!!!
Pas sûr…. Car est-ce que les 2 premiers matchs de la saison à Piquessary (contre Dax et Tulle) auraient été perdus s’il avait été présent avec ses camarades ????
Hélas nous ne le saurons jamais…..

Par contre, ce que nous pouvons affirmer, c’est qu’un BS avec et sans Yanci n’est absolument pas la même chose.

Enfin pour clore ce chapitre, notons qu’à la fin de cette saison 1983/84, le jeune Sallaber alla rejoindre Belascain et Peytavin à l’Aviron Bayonnais pour former une ligne de ¾ à 60% Boucalaise !!!!!!!

Cette saison fut celle de tous les contrastes…. Si près des meilleurs….et pourtant si loin d’eux.
Pourtant elle se termine sur une note d’optimisme : Un 3ème titre de Challenge d’Espérance, remporté en survolant la compétition et ses adversaires (une prochaine page y sera consacrée).

Mais également un jeu collectif qui prend forme et qui augure de jours radieux…. Mais ça… C’est une autre (et nouvelle) histoire…..


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Re: Saison 1983/84

Message par yepa yepa le Sam 23 Aoû - 10:45

SUPERBE ! MERCI ! sunny
Tu nous fais partager tes souvenirs et c'est un vrai régale pour ceux qui n'ont pas connu cette époque où Le Boucau rencontrait les plus grands.MERCI.
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Re: Saison 1983/84

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